Gestion de projet:
Et si tout commençait par le pourquoi ?
Lundi matin, huit heures. La responsable du restaurant vient d’apprendre que la terrasse doit être rénovée avant l’ouverture de la saison. Elle dispose de douze semaines, d’un budget serré, de trois fournisseurs à coordonner et d’une équipe qui continue de servir pendant les travaux. Elle ouvre un tableur, liste les tâches, fixe les échéances. Trois semaines plus tard, le planning est déjà dépassé.
Personne n’a mal travaillé. Simplement, personne ne savait vraiment pourquoi ce projet comptait. Des milliers de professionnels vivent cette scène chaque année, dans l’hôtellerie comme dans la santé, le commerce ou les services. Elle illustre une idée que Simon Sinek a rendue célèbre et qui s’applique parfaitement à la gestion de projet.
Ce que Simon Sinek nous apprend sur les projets
En septembre 2009, lors d’une conférence TEDx près de Seattle, Simon Sinek dessine trois cercles sur un tableau. Au centre, le pourquoi. Autour, le comment. À l’extérieur, le quoi. Sa présentation, intitulée How great leaders inspire action, totalise aujourd’hui environ 71 millions de vues sur le site de TED.
Son exemple le plus connu est Apple. Selon lui, la plupart des entreprises communiquent de l’extérieur vers l’intérieur : voici ce que nous fabriquons, voici pourquoi c’est bien, achetez. Apple fait l’inverse. La marque commence par sa conviction, remettre en question le statu quo, explique ensuite sa manière de faire, avec des produits simples et soigneusement conçus, et ne dit qu’à la fin ce qu’elle vend.
« Les gens n’achètent pas ce que vous faites, ils achètent la raison pour laquelle vous le faites. » – Simon Sinek, How great leaders inspire action, TEDxPugetSound, 2009 (traduction)
Le pourquoi, premier livrable de tout projet
La plupart des approches de la gestion de projet commencent par le quoi : diagrammes de Gantt, tableaux de suivi, logiciels. Ces outils sont indispensables. Pourtant, un projet échoue rarement parce qu’un tableau était mal construit. Il échoue parce que l’équipe ne partage pas le même objectif, parce que les priorités changent sans que personne n’en comprenne la raison, ou parce que les décisions difficiles sont repoussées faute de critère clair.
Un pourquoi bien formulé change la donne. Il permet d’arbitrer quand le budget se resserre. Il donne aux collaborateurs une raison de s’engager. Il aide à convaincre une direction, un client ou un fournisseur.
Revenons à notre terrasse. « Rénover la terrasse » est une tâche. « Offrir à nos clients le plus bel espace extérieur du quartier dès le premier jour de beau temps » est une raison. La première formulation remplit un agenda. La seconde mobilise une équipe.
Vous gérez déjà des projets, sans le dire
Beaucoup de professionnels n’ont jamais porté le titre de chef de projet et en assument pourtant le rôle. La gouvernante générale qui organise la rénovation de vingt chambres sans fermer l’étage. La responsable RH qui prépare le séminaire annuel de l’entreprise. Le chef de réception qui déploie un nouveau logiciel de réservation en pleine saison. L’assistant de direction qui coordonne un déménagement de bureaux.
Tous jonglent avec des budgets, des délais, des prestataires et des personnes. Souvent avec talent, presque toujours à l’instinct, et parfois au prix de longues soirées. Ce qui leur manque rarement, c’est l’engagement. Ce qui leur manque souvent, c’est une méthode qui transforme cet instinct en démarche structurée et reproductible.

Une compétence qui prend de la valeur
Le besoin dépasse largement les situations individuelles. Selon le rapport Talent Gap publié en 2021 par le Project Management Institute, l’économie mondiale aura besoin d’environ 25 millions de nouveaux professionnels de la gestion de projet d’ici 2030.
Pour les entreprises, c’est un enjeu de recrutement. Pour les collaborateurs, c’est une occasion. La gestion de projet fait partie des rares compétences qui voyagent d’un secteur à l’autre, de l’hôtellerie à la santé, du commerce de luxe à l’industrie. C’est le sens le plus concret de l’upskilling : ajouter à son profil une compétence que le marché recherche, avant d’en avoir besoin plutôt qu’après.
L’hospitalité, une excellente école du projet
Dans un hôtel, chaque événement est un projet dont la date ne bouge pas. Le mariage a lieu samedi, le congrès ouvre lundi, la saison commence le 1er juin. Il faut livrer à l’heure, avec une équipe aux métiers très différents, pour un client qui juge le résultat en quelques secondes. Cette culture du délai réel et de l’expérience humaine manque à beaucoup d’approches théoriques.
C’est dans cet esprit que l’École Hôtelière Genève propose son certificat Project Management. Pendant cinq semaines, entièrement en ligne, les participants parcourent toutes les phases d’un projet, de l’élaboration du cahier des charges à l’évaluation des résultats. Ils apprennent à analyser les besoins, à identifier les ressources et les risques, et à choisir les méthodologies et les outils adaptés.
Le programme accorde une place centrale à ce que les tableurs ne règlent pas : la communication, le leadership et la résolution de problèmes. Ce sont ces compétences qui permettent de rallier une équipe autour d’un objectif commun et de prendre les bonnes décisions quand le plan initial ne tient plus.
Le format en ligne permet de poursuivre son activité professionnelle et d’appliquer dès la semaine suivante ce qui a été travaillé en cours. La prochaine session débute le 4 janvier 2027.
Pour les entreprises : former ceux qui portent déjà vos projets
Pour une direction ou un service RH, la question n’est pas toujours de recruter de nouveaux chefs de projet. Elle est souvent de donner une méthode commune aux collaborateurs qui en portent déjà au quotidien. Inscrire deux ou trois personnes d’une même équipe à une session crée un langage partagé, et des projets qui avancent au même rythme.
« Nous rencontrons beaucoup de professionnels très engagés qui portent des projets importants sans méthode pour les structurer. Leur donner cette méthode, c’est leur permettre d’aller au bout de ce qui leur tient à cœur, sans s’épuiser en chemin. »
Duncan Robertson, Directeur Suppléant et Directeur des Ventes et du Marketing, École Hôtelière Genève
Commencer par le pourquoi
Simon Sinek parle de leaders qui inspirent. La gestion de projet fonctionne de la même manière : les outils permettent d’avancer, le pourquoi donne envie d’arriver. Les deux s’apprennent.
Pensez au projet que vous portez en ce moment. Si vous deviez en expliquer la raison d’être en une phrase, quelle serait cette phrase ?
Découvrez le certificat Project Management de l’École Hôtelière Genève, qui débute le 4 janvier 2027, et téléchargez la brochure du programme.